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Ernest Bourgeault – Ma guerre buissonnière

Ernest Bourgault     
1er Nov. 1919 – 28
Août 2009

Auteur de            MA GUERRE BUISSONNIÈRE  (2000)
                            LE GRAND NETTOYAGE
CANADIEN
Ernest Bourgault est
né  à Saint-Brieux en Saskatchewan, le
1er Novembre 1919. Il a grandi sur la ferme familiale qu’il a quittée pour
aller étudier en Normandie, puis à l’Université grégorienne de Rome. Mais non
sans avoir entendu parler d’un concept qui le suivra tout sa vie durant. Son
maître d’école en Saskatchewan, en 1931, lui fait découvrir Baden-Powell et le
scoutisme ainsi que le mode de vie d’action communautaire qui s’y rattache,
pour le jeune Ernest c’est une révélation. C’est armé de ce bagage de vie qu’il
quitte pour Montmorillon en France, afin de compléter ses études. Au cours des
sept étés qui suivront, il pratiquera le scoutisme avec les Scouts catholiques
de France, question de parfaire ses connaissances. Puis départ pour l’Italie.
Arrive alors Mai 1939, l’Italie entre en guerre. Les cours sont interrompus, il
doit alors regagner la France
qui signe l’armistice avec l’Allemagne. Comme sujet canadien, donc britannique
par alliance, il est arrêté et compte parmi les premiers prisonniers des
Allemands à connaître la vie au sein des camps de concentration, à Drancy, ce
qui en fait un héros de guerre moderne. Si la majorité de ses compagnons
d’infortune se résignent et acceptent leur sort, lui sait très bien qu’il ne
restera pas en captivité. Après de multiples tentatives infructueuses, dans la
nuit du 14 Juin 1941, il réussit une audacieuse évasion en compagnie de
quelques hommes, c’est alors le début d’un périple à travers la France occupé, puis la France libre jusqu’à la
frontière espagnole dans un premier temps, puis de là jusqu’à Gibraltar,
territoire britannique. Il est alors rapatrié à Londres puis envoyé à Montréal.
Mais entretemps, il termine sa formation de chef scout à l’École de
Charmarande, sous le faux nom d’André Stervinou et dans la plus parfaite
clandestinité.
Les éditions Boréale
présente son premier ouvrage en ces termes : « […] ce récit véridique
constitue un témoignage extraordinaire. Témoignage de la vie des camps.
Témoignage de la vie des Français déchirés entre la peur et la volonté de
résister à l’occupant. Témoignage du courage d’hommes qui refusent de se
soumettre. Témoignage enfin, de la lucidité de la part d’un homme ordinaire qui
ne peut tolérer le mensonge, de quelque côté qu’il se trouve. »
Dés son arrivée au
Québec, à Charlemagne sur la
Rive-Nord
de Montréal, il fonde la toute première troupe
scout de la ville, nous sommes alors en 1945. Deux ans plus tard, il quitte
pour devenir animateur à Saint-Boniface au Manitoba, question de se rapprocher
de ses racines. Il inculque donc à ses jeunes la fierté de leurs origines
franco-canadienne. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il rencontre celle qui deviendra
sa femme, Gilberte Châtelain, qui lui donnera en outre six beaux enfants.
C’est pourtant le
plus troublant des constats d’échecs ; celui de l’incapacité de vivre en
français et d’élever sa famille dans sa langue maternelle hors du Québec,
combat de tous les jours qu’il raconte dans son dernier livre Le Grand
nettoyage canadien, qui le ramènera au Québec, après près de 20 ans passés au
Manitoba et en Saskatchewan. Après quelques années encore à errer dans
différentes municipalités, c’est tout près de sa terre d’exil, à Repentigny
qu’il revient vivre pour y finir ses jours de nombreuses années plus tard… au
terme de l’été 2009.
Parmi la pluie
d’honneurs qui lui sont attribués, dont des médailles de la Gouverneure générale
du Canada et de Scoutisme Canada, c’est dans sa patrie d’adoption que son
statut de « héros » est reconnu : La médaille Ernest-Bourgault,
pour souligner l’action bénévole dans la collectivité de Charlemagne est
décernée annuellement en son honneur.

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