Il y a très énormément jadis, comme disait Sol, du temps où à l’époque collégiale, on refaisait clairement le monde autour de quelques blondes… Je me souviens très bien d’une idée que j’avais eu pour corriger le système de santé qui commençait déjà à montrer des signes de faiblesse… Sans doute inspiré à l’instar d’un Robert Gravel ou d’un Jean-Pierre Ronfard, par le grand jeu du hockey, j’aurais souhaité que les Régies régionales de l’époque, remplacées depuis par les CISSS et les CIUSSS soient classés, comme les équipes de la LNH des plus mal en point aux mieux nantis en termes de personnel, et que les finissants des facultés de médecine, les futurs joueurs, soient ni plus ni moins que « repêchés » par ces établissements où on manquait cruellement de personnel et que l’exclusivité de leur pratique soit obligatoire et ce pour une période donnée. Un grand repêchage des meilleurs étudiants en somme.
Lorsque le ministre de la santé Christian Dubé a mis en branle les grandes lignes de son projet de loi 83 pour littéralement forcer les nouveaux médecins à pratiquer au moins cinq ans dans le régime public à la sortie de l’Université, je me suis rappelé cette idée que je trouvais audacieuse à cette époque, mais hautement nécessaire. L’épiphanie du ministre, combiné à la venue de Santé Québec, sans doute, mais quand même, m’a démontré que je n’avais sans doute pas tout faux.
« Depuis cinq ans, près de 800 médecins ont quitté le système public pour aller pratiquer au privé, et pas moins de 2300 médecins formés au Québec sont déménagés en Ontario » a signalé le ministre de la Santé au jour 1 des consultations particulières pour la première lecture de son projet de loi. Comme il fallait s’y attendre, les Fédérations de médecins, tant des omnipraticiens que des spécialistes, que la Fédération des médecins résidents ainsi que l’Association d’orthopédie, par l’entremise de leurs présidents respectifs Marc-André Amyot (FMOQ), Vincent Oliva (FMSQ), Ghassen Soufi (FMRQ) et Véronique Godbout, ont unanimement et d’un bloc offert une fin de non-recevoir au projet. Des propos complètement hallucinant qui établissaient des parallèles douteux avec des régimes comme Cuba ou encore la Russie soviétique ont même émanés de cette première journée pour le moins houleuse de consultation où le ministre à été mis à mal.
Pour sa part, la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ) a fait savoir, jeudi, que 57 % des quelque 1420 membres qui ont participé à son sondage sont prêts à quitter le Québec advenant l’adoption du projet de loi 83, jugé «coercitif» et «discriminatoire».
Pourtant, en contrepartie, le cabinet du ministre Dubé a transmis aux médias les résultats d’un sondage interne réalisé par la firme Synopsis, qui suggère que 86 % des Québécois sont d’accord avec le principe d’obliger les médecins à pratiquer dans le réseau public québécois pendant cinq ans. Bref la population en général, exaspéré depuis longtemps par la qualité du système de santé qui laisse grandement à désirer est de son côté. Maintenant que les camps sont campés, la partie de bras de fer peut commencer.
À la manière d’Hamlet de Shakespeare, la question est donc Public or not Public !! Et vous qu’en pensez-vous ? J’attends vos commentaires avec grand intérêt…
Le système de santé n’est pas mal en point. Le problème a toujours été l’accès. Les listes d’attente. Une fois dans le système, une fois hospitalisé, tous s’entendent pour dire que les patients sont très bien traités, soignés et que tout roule plutôt bien.
Mais l’accès, que ce soit par l’urgence ou sur une liste d’attente d’un spécialiste, le problème réside à ce niveau. Obliger les finissants à faire 5 ans est peut-être trop mais leur internat (stage) ainsi qu’un 3 ans dans le publique serait un bon point de départ.
Je ne connais pas l’épiphanie ?
Salut, ton commentaire est super intéressant et je te donne mille fois raisons… Quant à l’épiphanie, si la traduuction littérale est « montée en graines » c’est généralement utilisé pour quelqu’un qui a une révélation, un éclair de génie venu d’on ne sait où… Je crois que c’est à peu près ce qui a frappé le ministre Dubé. Même si je soupçonne madame Biron de Santé Québec d’avoir grandement aidé, rendons tout de même à César la capacité de bien vendrfe sa salade… Bonne journée !!
Je trouves dommage que tu proposerions pas tes idées, parce que elle finir par être bonnes après quelques years.
Don’t give up avec textes et surtout watch les fautes de touches.
Dubé a des idées judicieuses et concrètes. Je l’aime bien cet homme. Je l’avais mieux cerné comme homme quand je l’avais entendu lors de son passage à la vraie nature avec notre cher Jean-Philippe.